Présidentielle 2016: Et si Ousmane Batoko était candidat ?

 

Les candidatures à la présidentielle 2016 se multiplient au fur et à mesure qu’on s’approche de l’échéance. Au nombre des potentiels candidats, un nom est de plus en plus agité : Ousmane Batoko, actuel président de la Cour suprême.

Les conjectures vont bon train quant à l’entrée en lice de certaines personnalités pour la présidentielle 2016. Outre  les candidats déclarés tels que Victor Topanou, Janvier Yahouédéou, Daniel Edah, il existe une pléthore de candidats potentiels. Parmi cette kyrielle, un nom retient, de plus en plus, l’attention. Ousmane Batoko, puisque c’est de lui qu’il s’agit, semble sur la ligne de départ pour la course au pouvoir d’Etat.

En effet, le candidat Ousmane Batoko pour 2016, est d’abord une figure politique des années 1980-1990 qui, faisant fi de tous les anathèmes jetés sur les dirigeants de cette période, ambitionne de solliciter les suffrages de ses compatriotes pour apporter sa contribution à la résolution des nombreux problèmes qu’ils rencontrent. Et l’homme ne manque pas d’atouts pour montrer aux électeurs qu’il pourra être à même de répondre à leurs attentes.

 

Une différence dans le parcours et la génération

 

L’éventualité de la candidature de cet homme politique atypique, président de la Cour suprême depuis 2010, qui ne fait pas partie de la génération de ses challengers déjà annoncés, peut susciter des interrogations. A tout le moins, sa candidature mérite d’être analysée avec un certain intérêt dans un contexte actuel où le débat sur le profil et le leadership réel des candidats à la candidature préoccupe la majorité des Béninois.

De fait, le parcours politique de l’homme mérite d’être revisité. Du jeune chef de district de Savalou qu’il a été à la fin des années 1970 aux différents postes ministériels occupés entre 1985 et 1990, sans oublier son passage à l’Assemblée nationale révolutionnaire  (ANR) où il a exercé la fonction de secrétaire général, Ousmane Batoko est un acteur politique engagé qui a fait et continue de faire ses preuves.

Membre du comité central du Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB), il a été aussi membre du comité préparatoire de la conférence nationale de février 1990 qui mit fin au parti unique et à toutes ses organisations satellites. En 1994, il créa, avec certains de sa génération, le Front d’action pour le renouveau et la démocratie (FARD Alafia) dont la présence à l’Assemblée nationale pendant plusieurs législatures, témoigne de son ancrage dans l’électorat du Bénin au niveau septentrional.

 

Une candidature à prendre au sérieux ?

 

Membre du bureau exécutif dudit parti dès avril 1994, il en devient le secrétaire général en 2006, année où le parti a connu des turbulences et des déchirures, à l’instar de bien d’autres formations politiques. Il fait partie des rares compagnons de Mathieu Kérékou à qui il a fait appel pour l’accompagner dans la gestion du pays pendant ses deux quinquennats, de 1996 à 2006. Notamment, il a occupé le portefeuille de ministre du Travail et de la fonction publique.

Au regard de ce qui précède, Ousmane Batoko présente un itinéraire qu’il est loisible à chacun d’apprécier. C’est à la lumière de sa pratique dans la gestion des affaires de l’Etat aux différents postes où il a servi, que les Béninois seront amenés à juger de la pertinence de sa potentielle candidature. Une candidature qui, si elle s’avérait, serait un événement d’une portée considérable pour l’expérience démocratique béninoise dont il a été l’un des artisans de la mise en œuvre en sa qualité de membre du comité préparatoire de la conférence nationale des forces vives de février 1990.

En tout cas, l’issue de cette initiative de Ousmane Batoko dépendra de l’accueil qui sera réservé à sa candidature par l’opinion publique.

P. A

 

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