Elections communales, municipales et locales : Candide Azannaï décline ses priorités pour la mairie de Cotonou

(Cotonou propre ou CP, son thème de campagne)

 

Candidat sur la liste UN, lors des élections législatives, Candide Azannaï est partant pour la course des élections communales ou municipales et locales prochaines. Invité sur la station radio privée « Soleil FM », l’homme politique a révélé  les raisons qui justifient sa candidature et revient sur certains  sujets brûlants de l’actualité, tout en promettant revenir sur son « enlèvement crapuleux ».

 

Candide Azannaï, ancien militant  RB et ancien député FCBE, connu pour sa verve et son caractère très particulier  n’y est pas allé du dos de la cuillère au cours de l’émission. Il a une fois encore démontré sa détermination à atteindre ses objectifs. Pour lui, l’important est de « garder sa sérénité, car avec la foi, l’on devient courageux, plein d’espoir et prêt à aller au front ».

Le sujet le plus important de cet échange a  tourné beaucoup plus autour de sa candidature aux élections communales, municipales et locales. L’honorable a indiqué qu’il s’agit d’un appel du peuple. Deux personnalités politiques  l’ont d’ailleurs encouragé à prendre les rennes  de l’Hôtel de ville  de Cotonou, en l’occurrence le président Bruno Amoussou.  A l’en croire, il ne faut pas être orgueilleux lorsque la population vous réclame.  Acteur public et  homme politique  avec une vision, un courage et un style qui a pris la décision de  participer aux débats  politiques et publics  depuis 32 ans, le député a plusieurs fois insisté sur ce que devrait être l’animation de la vie politique au Bénin. Selon lui, tout politicien devrait provoquer à chaque fois le débat au lieu de le fuir, car il est temps de sortir de la « politique de pitié ».

 

Foncièrement contre les 3 C I

En ce qui concerne son thème de campagne pour ces prochaines élections, le député a expliqué ce choix, qu’il dénomme : Cotonou propre ou CP. Ce vaste programme, selon l’honorable est né parce que les  3 CI des actuels locataires de l’Hôtel de ville  ont montré leur limite pendant plus de 12 ans. « Avec mes conseillers, nous avons remarqué qu’il n’aboutira à rien. Si Cotonou était notre enfant, nous ne serons pas fiers de le voir demeurer tout le temps au cours d’initiation (CI). » En se référant au cycle scolaire au Bénin, il fustige  le fait que la ville économique du pays, reste tout le temps dans cette classe d’initiation au lieu de composer le premier diplôme universitaire BAC.

« A défaut d’aller au BAC, il vaut mieux que Cotonou fasse le CP. Je ne suis contre personne mais contre la politique qui est menée chez moi. Il y a excellent travail, une thèse d’un brillant cadre Alassane Babamoussa, sur l’assainissement de Cotonou, qui date des années 90 que l’on devrait consulter. A cette allure, nous voulons être soit archaïques et  rétrogrades ou soit  moyenâgeux. Les 3 CI, ne sont pas un programme ambitieux ;  c’est comme du  paracétamol pour guérir le paludisme. Donner du paracétamol, ne peut pas extirper le mal. Je suis contre les 3 C I et j’ai les droits. Je propose un vaste programme dans lequel, il y a un chapitre réservé en substitution aux « 3 C I ». Je combattrai ce projet parce que c’est nuisible à la population. », a annoncé le candidat.

 

Le projet « CP » en question

 

Il rappelle  quelques maux qui empêchent  la réussite des 3 C I, à savoir la texture (situation face à l’océan), la position du sol  (le fait que l’eau naturelle en dessous du sol soit  à un niveau qui  effleure la position du sol sans compter les eaux qui viennent des hauts châteaux dans la région de l’Atacora et des zones de l’espace du nord en  entraînant   le déferlement de l’Ouémé ainsi que  les eaux de  pluie.

 A cet niveau il explique que  grâce à nos professeurs d’université, il est possible de calculer par exemple  la quantité d’eau qui doit venir à Cotonou sur 10, 15, 100 ans. « Nous devons faire confiance  aux travaux de nos  chercheurs de laboratoire de géographie et de géologie,  surtout ceux   du professeur Michier. Grâce à  ses travaux et bien d’autres,  on pourrait calculer la quantité d’eau qui peut venir à Cotonou à une date D,  une heure , une minute M, une seconde S et  la quantité souterraine de la nappe frenatique. A tout ceci,  il faut le comportement à adopter pour faire face à ces phénomènes. On ne comprime pas l’eau et quand on y met du sable, il s’agit de la compression et non l’évacuation. Depuis Montesquieu, on sait que les peuples de l’Afrique subsaharienne sont  situés entre les côtes et le marécage. Et c’est d’ailleurs ce qui a poussé  les blancs à  choisir Porto-Novo comme capitale en lieu et place de  Cotonou.  Nous savons où il faut faire des habitations constantes et des habitations temporaires. Cotonou est une ville qui n’a pas de canalisations souterraines et là, nous nous amusons. Il faut apprendre à imiter les autres villes modernes… », a-t-il proposé.

 

De grandes ambitions en perspective

 

Pour le député philosophe et littéraire, il ne sert à rien de courir mais de partir à point. Son ambition de faire de grandes réalisations pour son pays l’amène à s’inspirer de la vie de certains grands hommes.  Ce qui justifie son penchant pour Nelson Mandela, en l’occurrence  une des citations contenue dans son ouvrage - Conversations avec moi-même – et qui l’inspire toujours : « L'honneur appartient à ceux qui jamais ne s'éloignent de la vérité, même dans l'obscurité et la difficulté, ceux qui essayent toujours et qui ne se laissent pas décourager par les insultes, l'humiliation ou même la défaite. »

Le bouillonnant candidat de l’UN est revenu aussi  sur  quelques sujets de l’actualité comme  la coalition des forces de l’opposition ayant élu le président Houngbédji, laquelle entend prendre  selon lui, le  contrôle des grandes municipalités ainsi que son arrestation manquée qu’il qualifie  d’ « enlèvement crapuleux », pour lequel il promet faire des révélations au lendemain de toutes les élections en vue, sans compter les raisons qui ont motivé son absence à l’investiture de Me Adrien Houngbédji.

Il a toutefois évoqué son nouveau concept, qui consiste à aller vers la population non pas avec de l’argent,  des brouettes, et des promesses, mais avec des mots  de remerciements. 

«  Je suis allé vers la population après les élections législative et je leur ai demandé  de s’asseoir.  Je me suis incliné devant eux en signe d’humilité. Je leur ai proposé d’inverser la tendance en les applaudissant, contrairement aux habitudes, car c’était notre tour de les applaudir. Je l’ai donc fait jusqu’à ce qu’elles demandent de m’arrêter. C’est ce que j’ai fait partout et les mains vides...» a-t-il ajouté.

 

Tony LOHOU 

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