Un gouvernement poids plume ou poids lourd ?

 

La composition du dernier gouvernement de Boni Yayi est connue.  Sur les 28 portefeuilles ministériels, le chef de l’Etat crée un poste de premier ministre suivi d’un vice premier ministre et de trois ministères d’Etat. Malheureusement, cette équipe gouvernementale n’ pas le relief nécessaire pour faire face à l’opposition dirigée par Adrien Houngbédji.

 

Euloge ZOHOUNGBOGBO

 

Un coup de tonnerre dans un verre à boire. C’est le sentiment que suscite la composition du dernier gouvernement de Boni Yayi dans l’opinion nationale. Après l’élection d’une quinzaine de ses ministres au Parlement, à l’issue des dernières législatives, la nouvelle équipe de Boni Yayi semble ne pas intéressé plus d’un. Le plus grand désintéressement est l’incompréhension qu’a engendrée la création d’un poste de premier ministre qui, en soi inconstitutionnel,  couplé d’un vice premier ministre.  L’ossature de l’équipe qui accompagnera les actions de Boni pour les neuf mois de règne qui lui reste semble être très amorphe pour mouvoir face à l’opposition très en jambe et capable de lui causer toute les misères au plan politique. 

Sur les réseaux sociaux, la désolation  s’est faite immédiatement ressenti dans les commentaires des citoyens après la publication de ce qui serait  le dernier sous le régime Yayi.  L’autre reproche fondamental qui est fait à cette équipe est la personnalité qui assurera, pour les neuf mois à venir, la primature. Selon l’avis de bon nombre de Béninois, le premier ministre Lionel Zinsou connaît très peu le Bénin et est, en outre, très peu connu de ses compatriotes. De ce point de vue, ils craignent qu’il n’arrive pas cerné la quintessence des préoccupations du Bénin afin d’y administrer les remèdes nécessaires. Pis d’autres y voient en lui le dauphin de Boni Yayi pour 2016. Cet état de chose fait dresser contre ce gouvernement une meute de critiques.

D’un autre point de vue, il fait réaliser qu’en dehors des ministres qui ont fait leur come-back, les nouveaux auront, comme à l’accoutumée, de sérieuses difficultés à prendre connaissance de grands dossiers de leur ministère. 

Un gouvernement le temps

A part quelques îlots de personnalités qui donnent de relief à ce  gouvernement de Boni Yayi, les autres ministres pour l’essentiel  sont comme des figurants. Mieux, ce gouvernement ne pourra pas changer le quotidien des Béninois en neuf mois s’il n’a pas pu faire en 9 ans.  De ce point de vue, on peut dire sans se tromper que ce gouvernement est créé pour gérer les affaires courantes de la république. L’instabilité administrative quelle créera dans l’ossature institutionnelle ne lui laisse pas le loisir d’être performant. A neuf mois de fin de règne, de quels temps disposeront les ministres pour constituer leurs équipes, travailler avec celles-ci à l’élaboration de leurs budgets pour respectifs avant avril 2016. 

Une instabilité administrative et un mauvais casting

De l’avis de certains observateurs de la vie politique nationale, Boni Yayi a commis une erreur en scindant le ministère de la micofianace de celui de l’emploi des jeunes et celui de l’hydraulique des mines. Dans l’ordre structurel, on peut craindre des conflits d’attribution entre ces ministères.  Leur scission  engendrera inéluctablement  une augmentation des charges de l’Etat.

Pour le juriste Nourou-Dine Saka Saley, plus on s’éloigne de 2006, la constitution des gouvernements de Boni Yayi deviennent médiocre. « En dehors des nommés eux-mêmes pour lesquels leur nomination serait un changement socio politique, il n’y aura pas grand impact en terme institutionnel », a-t-il laissé entendre.  Mais, poursuit-il,  entre les tractations pour la nomination des membres de leurs cabinets respectifs, il y aura surtout des pertes de temps préjudiciable pour l’économie nationale. 

L’autre volet de décryptage de ce gouvernement est l’élévation de trois ministres au rang de   ministères d’Etat. Curieusement, cette élévation est faite pour les fidèles ministres  de Boni Yayi qui ont opté ne pas siéger au Parlement. Cette attitude à y voir de très près  n’a aucune justification mais est juste subjective pour garder ces derniers sous tutelle.

En clair, le dernier gouvernement de Boni Yayi est si insipide  qu’elle risque de ne pas faire le poids devant l’opposition qui salive de prendre le pouvoir d’Etat en 2016. 

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