Financement des projets des volontaires de l’Université d’Abomey calavi : Euloge Ogouwalé entend mobiliser 15.000.000fcfa

 

(Entretien avec le coordonnateur du projet  Euloge Ogouwalé )

 

Quelles sont les difficultés rencontrées par le service des volontaires d’Abomey- Calavi ?, les ambitions et les mesures prises pour assurer le financement des projets de ces volontaires ? Telles sont les préoccupations auxquelles le coordonnateur Euloge Ogouwalé à apporter des réponses dans la suite de l’interview qu’il nous a accordé le 04/12/2014 dont la première partie a paru le 12 décembre 2014.  

 

Parlez-nous des difficultés que vous rencontrez

Comme nos ressources sont limitées, on pense recruter encore 400 volontaires. Le ministère de la Jeunesse, des sports et loisirs a mis à notre disposition 100 volontaires. Il y a aussi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui en a envoyé 8. D’ici à janvier, nous allons les mettre en place. Par rapport au financement, nous n’avons pas eu grand-chose. Nous avons demandé aux volontaires de ne pas avoir des projets gigantesques, mais ayant un budget de 200 à 300.000 FCFA au minimum et 500.000 FCFA au maximum. Par ailleurs, je salue le ministre de la Jeunesse, des sports et loisirs, qui a beaucoup travaillé avec nous pour qu’on puisse financer plusieurs volontaires. Nous n’avons pas eu de grands résultats mais quand même, il y a eu des comportements qu’il faut louer. L’histoire du FNPEEJ amène les gens à être réticents.

 

Parmi les 400 volontaires que comporte le premier contingent, combien ont pu réellement s’installer ?

 

Après les stages, ils s’installent difficilement pour des raisons de financement et non des projets. L’idée, c’est de leur apprendre à vivre en société. L’entrepreneuriat, c’est moi qui l’ai introduit ; sinon, après la formation, ils retomberont dans les mêmes vices. Aujourd’hui, il y a 25% des 400 qui ont démarré quelque chose, qui ont leurs unités de production de lapin, maraichage, etc. On est en train de travailler pour avoir toutes les statistiques. Il y en a qui ont eu du travail. Il y en a qui ont créé leurs propres structures à Porto-Novo sur la décharge environnementale ; d’autres sont restés dans les CLCAM. Aujourd’hui, Il y en a qui n’ont pas créé, mais ils ne sont pas à la maison. Ils sont dans les institutions. Mais avant qu’ils ne finissent les 10 mois, il y avait 50 qui ont signé de contrat là où ils avaient travaillé. D’autres ont été recrutés au niveau de la BOA. Ils sont au moins quatre (4) car ils sont bons en termes de promptitude, d’efficacité et de rigueur dans le travail. On a envoyé une dizaine à Songhaï. Au bout de leur 10 mois, Songhaï a voulu les recruter, puisqu’ils ont été extraordinaires dans l’engagement du travail bien fait. Mais les volontaires ont dit qu’ils ne pouvaient pas accepter leur offre, car ils pensent pouvoir créer leurs propres projets. A plus de 80%, ils ne sont pas à la maison. A Ekpè, les filles font du compostage. Elles ont gagné 500.000 FCFA à Boss Académie. Aussi, il y a-t-il un parmi eux qui a produit 1 hectare de piment à Djidja. Le programme a été conçu de telle sorte que chaque volontaire a pu élaborer un projet professionnel à la fin de la formation. Nous avons recours à des professionnels en matière d’élaboration de plan d’affaire, de projet et chaque groupe de volontaire passe devant un jury.

 

Quels sont les critères de recrutement ?  

 

Pour être recruté volontaire, il faut avoir un diplôme de licence à l’UAC et être âgé de 18 ans au moins et 30 ans au plus. Il faut également avoir un casier judiciaire datant de moins de trois mois et produire une demande d’autorisation parentale.

 

Parlez-nous de vos sources de financement

 

Depuis, on n’a pas d’amphis ni d’infrastructures. Les professeurs n’ont pas de bureau, même si le recteur fait des efforts dans ce sens. Voyez-vous, je suis maitre de conférences et je n’ai pas de bureau. C’est devant et derrière mon véhicule que je reçois les étudiants. Quand on regarde les problèmes que nous avons, on peut dire qu’on n’a pas les moyens. C’est dans cette aridité financière que le recteur a réfléchi avec le conseil rectoral, à la création d’un corps de volontaires ; une initiative dont la pertinence a été saluée par le ministre de tutelle qui a aussi reconnu son utilité en termes de solutions à la question du chômage des jeunes.

 

Que pensez-vous faire pour assurer le financement des projets de vos volontaires ?

 

Pour financer les projets, on n’ira plus dans les banques. On a réfléchi sur un aspect de financement qu’on appelle financement participatif et progressif. Les volontaires du 2nd contingent comme ceux du premier, cotisent 2000 FCFA par mois. Aujourd’hui, on peut financer une dizaine de projets de 200 et 300.000 FCFA. C’est un schéma. On peut passer à 5000 FCFA de cotisation par mois. Il y a d’autres activités que nous allons créer qui vont nous générer de l’argent. Nous allons mobiliser 15.000.000 FCFA pour prendre en charge le financement de leurs projets. Nous allons aussi les regrouper en villages coopératifs des volontaires entrepreneurs de l’UAC, pour faciliter leur financement. Nous attendons aussi les bonnes volontés qui veulent nous aider.

 

Quelles sont vos ambitions  et perspectives, Professeur ?

 

Nous avons l’ambition d’aller au-delà de 400 volontaires. Normalement, tous les étudiants qui passent par l’UAC doivent passer par ce programme. Si vous pouvez nous aider à avoir des ressources additionnelles pour qu’on aille au-delà des 400, ce serait bien et meilleur pour notre nation. Dans nos perspectives, nous pensons aller au niveau des écoles et collèges, pour créer des périmètres maraîchers. Notre vœu, c’est que la fièvre du volontariat prenne tout le pays.

 

Entretien réalisé par Amos Delje (Stagiaire)

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