(Par Roger Gbégnonvi)

 

            Car si Bokassa 1er n’a pas étéà Paris pour y être Charlie, c’est à cause de sa mort prématurée. Pour avoir, de sa canne impériale, crevé les yeux à des écoliers de Bangui, il se devaitd’être à Paris pour y être Charlie. Et aussi le très cher Robert Mugabe. Mais barrissant encore et toujourspour transformer son pays en jungle-chaudière pour les siens, le pachyderme nonagénairen’a pu être à Paris pour y être Charlie. Mais ces deux éléphants, mort et vivant, ont été représentés par les éléphanteauxaccourus à Paris pour y être Charlie.

            Car à Paris pour y être Charlie, on a vu le Changementeur. Il déploie de grands efforts chez lui pour y transplanter la pensée uniquequi fait rageà Pyongyang. Il a donc enchaîné la presse nationale et mis en coupe réglée la presse privée ; discrètement, il a renvoyé derrière leur naissance certains de ses concitoyens susceptibles de déranger sa marche vers son changement. Ayant fait tout ça, il se devait d’être à Paris pour y être Charlie. Et l’homme, portant avec piété le couffin de son changement, n’était pas seul à Paris pour y être Charlie.

            Car à Paris pour y être Charlie, on a vu aussi le digne fils de son père, voisin immédiat du Changementeur sur les bords du grand fleuve Mono. Il fait un peu mieux que le Changementeur à cause de la tradition héritée de papa, qu’il copie avec dévotion. Pour que règnechez lui l’ordre comme en Corée du Nord, il renvoie par centaines à Dieu les siens qui votent mal. Ceux qui trouvent un peu précipitées ces fins dernières viennent se réfugier chez le Changementeur qui, malgré ses efforts, n’est pas encore assez fort pour donner aux siens pêle-mêle un au-delà prématuré. Pour sa poigne, sa bravoure et son courage à pérenniser l’héritage, le fils à son père se devait d’être à Paris pour y être Charlie. Et l’homme, portant avec piété le couffinde son héritage, n’était pas le seul héritier à Paris pour y être Charlie.

            Car à Paris pour y être Charlie, on a vu aussi l’héritier bongolais qui fait du bien sur les bords du grand fleuve Ogooué. A la différence des deux ci-dessus zélateurs de Charlie, lui est un authentique Charlie Ali-Baba, à cause de tout le pognon généré par son pays sous le régime du bois et du pétrole. Seul en charge de la richesse du pays hérité, il dispose des moyens de ratisser large pour faire disparaître les mauvaises herbes. Un petit feu de brousse parfois pour aller vite, à la suite de quelque élection libre, démocratique et transparente. Pour ses grands efforts de fidélité à l’héritage, l’héritier bongolais se devait d’être à Paris pour y être Charlie. Et l’homme, portant avec piété lecouffin de sa lourde fortunebien héritée, était avec d’autres à Paris pour y être Charlie. Mais à quoi bon les aligner tous ici ?

            Car il estplutôt urgent de leur prodiguer à tous du courage à la tâche à cause de la persistance de quelques chiendents résistants, genre Ozias Sounouvou, qui a osé demander au Changementeur, zélateur de Charlie, d’être Charlie à domicile. Ce journaliste intelligentmanque cruellement de religion. De façon claire, Jésus a dit : ‘‘Nul n’est Charlie à domicile.’’ C’est donc sur les bords de la Seine que la chefferie nègre est appelée à être Charlie en gonflant legrand fleuve parisien de ses larmes pachydermiques et de son pipicrocodilien. Et de s’appeler Ozias n’autorise pas Sounouvou à oser toiser son zélateur de Charlie. Danger !

            Car soutenu, comme il l’est, par Martin Assogba, il pourrait se voir réexpédié à Dieu pour être rééduqué par Satan. On a raté cet Assogba, chiendent si dur à raser qu’une pluie de projectiles létaux n’a pu l’exterminer. Les démineurslui ont laissé dans la peau, tout près du cerveau, deux balles pour qu’il se souvienne. Mais il a perdu mémoire et raison, puisque le voilà soutenant Ozias qui ose des choses. Tant pis pourtous les s’en-fout-la-mort !

            Car, ce qui est ici reflété par le miroir, n’est ni fabliau ni légende ni même satire, c’est la gueule intègredes satyres nègres tyranneaux accourus à Paris pour y être

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