Valorisation de notre patrimoine artistique et culturel : 12 professionnels de la danse du feu formés

 

Le collège d’enseignement général de Zogbo a servi de cadre pour la cérémonie de restitution des acquis d’une formation à la danse traditionnelle «Yaoitcha Zohiho». Cette initiative du chorégraphe Léon Hounyè vise à valoriser nos danses traditionnelles qui tombent dans l’abandon.

Cir Raoul HOUNGBEDJI

Les trois formateurs que sont Allossè Oscar, Ayi Aubin et SoumaïlaTaofic, ont formé au total, une douzaine de chorégraphes, à la pratique de la danse traditionnelle «Yaoitcha Zohiho», dite danse du feu. L’initiative qui a duré une semaine, a rassemblé ces professionnels autour de cette danse qui, comme de nombreuses autres de notre patrimoine artistique et culturel est en perte de notoriété. En effet, à en croire Léon Hounyè, chorégraphe professionnel et initiateur de ce projet de formation, nos danses traditionnelles désertent le quorum lors des grandes manifestations culturelles et sont reléguées au second plan du fait de la présence et de l’envahissement des rythmes et danses importés. 'Si nous ne prenons garde, nous risquons même de ne plus compter de danseurs professionnels de nos rythmes traditionnels, d’ici quelques années', avertit-il. C’est donc fort de ce constat que ce sociétaire du Ballet national a initié la présente formation qui a fait l’objet d’un véritable projet soumis au Fonds d’aide à la culture (Fac) dont il a reçu l’appui pour sa mise en œuvre.

Marcel Zounon, directeur de l’ensemble artistique national n’a pas tari d’éloges sur l’initiateur du projet, sans manquer de faire à l’assistance l’historique de la danse «Yaoitcha Zohiho», qui était jadis exécutée par les adeptes du vodoun Hêbiosso et portée courageusement sur la scène publique par Koffi Adolphe Alladé, chef chorégraphe du Ballet national. Ce dernier qui a d’ailleurs répondu à l’invitation de cette séance de restitution, a relaté les difficultés et menaces dont il avait fait l’objet et qui émanaient des adeptes et hauts responsables de la chefferie traditionnelle, gardiens du couvent. Celui qu’on peut qualifier aujourd’hui de précurseur de cette danse portée sur la scène publique, a gratifié les spectateurs de belles démonstrations scéniques et confirmé au public qu’il n’a pas usurpé son nom. Il a surtout invité les artistes chorégraphes à plus de créativité, afin d’apporter un plus à nos richesses culturelles et les rendre pérennes.

La séance de restitution a été surtout l’occasion saisie par les chorégraphes formés, pour offrir au public, plusieurs tableaux aussi attrayants les uns que les autres et qui témoignent d’une bonne assimilation des techniques à eux enseignées.

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