Alors que la technologie  évolue au point que tous les jeunes peuvent s’offrir du cinéma à domicile, certains continuent de fréquenter les salles de vidéo notamment Max vidéo-club à Godomey Ylomahuto, dans la commune d’Abomey-Calavi. La raison : l’ambiance qui y règne, et les films à l’affiche, que les jeunes trouvent intéressants. Un cours moment passé dans cette salle vidéo, le dimanche 25  janvier 2015,  en donne une illustration.

Sylvanus Y.B. AYIMAVO

 « Oh, il va le tuer. Qu’est-ce qu’il attend ? », crient les cinéphiles à l’intérieur de Max vidéo club. « Odd thomas », c’est le titre du film, qu’ils regardent tous assis sur des bancs larges, avec grand intérêt. Le téléviseur logé dans l’un des coins de la chambre. Il y a un intérêt majeur qui rassemble les jeunes : « l’ambiance de la salle », dit Urbain Assogba. « J’ai un appareil Dvd chez moi,  un poste téléviseur et des films en Vcd ou Dvd. Mais regarder tout seul un film à la maison, m’ennuie. C’est pour ça que je viens à Max vidéo-club tous les jours surtout les soirs. », dit-il émerveillé. Jean Dinhoundjo, un autre jeune abonde dans le même sens qu’Urbain Assogba. « Je viens à ce vidéo-club tous les jours. Quand on vient regarder avec d’autres jeunes, c’est plus ambiançant, que de regarder seul à la maison. C’est l’ambiance qui y règne que j’aime. »

En dehors de l’ambiance, il y a une autre chose qui attire aussi ces cinéphiles. « Tous les films sont intéressants », déclare Urbain Assogba. Les intérêts qui attirent les jeunes à fréquenter Max vidéo-club trouvent leur fondement dans la vision de son promoteur. « J’aime l’ambiance. J’aime rester là où il y a l’ambiance. Car, l’ambiance est une source de divertissement. Ça fait oublier les soucis. Donc, c’est ce qui m’a poussé à créer Max vidéo-club en 1999. », dit  Marcel Adanhounton, le promoteur, qui ajoute « Il y a assez de films éducateurs. Les élèves peuvent en tirer assez de connaissances. » Les films ? « J’offre aux clients des films hindou, des films d’action, de karaté et de pornographie (diffusés la nuit) au prix de 100 francs Cfa par film. », fait-il savoir. Comment s’approvisionne Marcel Adanhounton ? « Je vais à Tokpa, pour acheter les films à 500 FCFA l’unité. Mais j’ai aussi un informaticien à Cadjèhoun, qui me télécharge des films à 2.500 FCFA par compilation de cinq (05) films exclusifs », explique-t-il. A 21h 48 minutes, le film en cours fait encore sensation.

Encadré

Le promoteur de Max video club offre du cinéma à peu de frais aux jeunes. Mais il exerce dans l’informel. Il ne paie ni fiscalité ni droits d’auteurs. En témoigne ses sources  d’approvisionnement des films. Ce qui constitue un manque à gagner pour l’Etat et les réalisateurs de films nationaux ou étrangers. Interrogé, il étale son ignorance. Il n’est pas conscient de ce qu’il enfreint à des lois. Selon lui, rien ne peut lui être reproché. Tout comme Marcel Adanhounton, beaucoup de citoyens pensent que l’informel serait la chose la mieux partagée. Or, nul n’est censé ignorer la loi.     

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