A l’analyse de la vie des partis politiques au Bénin, force est de se rendre à l’évidence que les leaders qui dirigent les anciennes formations politiques n’ont plus d’avenir politique. Ils ne sont plus, pour l’essentiel, candidats à rien. Du coup, l’heure semble venue pour les plus jeunes d’entre eux, qui constituent du reste la relève, d’apporter la preuve de leurs capacités à poursuivre le combat entamé par les aînés, avec dignité, conscience et patriotisme.

 

Tels des fonctionnaires publics admis à faire valoir leurs droits à la retraite, ils seront nombreux ces hommes politiques qui, en 2016, pliant sous le poids de l’âge, ne seront plus en mesure d’animer convenablement la vie politique nationale. Certainement, ils auront leur mot à dire et seront promptement sollicités pour venir éteindre certains feux politiques. Ils seront ainsi classés dans la catégorie des personnes ressources dits « sages » de la République.

Dès lors, le renouvellement de la classe politique s’imposera au Bénin. Car, Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Séfou Fagbohoun, et bien d’autres encore seront physiquement faibles pour prendre les devants des actions politiques d’envergure. L’animation de la vie politique béninoise aura besoin du sang neuf, d’oxygène nouveau. Et c’est ce qui manque le moins.

En effet, les jeunes acteurs politiques foisonnent. Le plus en vue aujourd’hui, c’est sans conteste le député Eric Houndété. Il est présent à tous les débats d’intérêt national. Il est actif au Parlement dans son rôle de contrôler l’action du gouvernement, il est préoccupé par les questions sociétales… Bref, Eric Houndété constitue une relève de qualité. L’Union fait la nation (UN) à laquelle il appartient, a de la chance de l’avoir dans ses rangs. Mais une seule hirondelle ne fait pas le printemps.

 

Une régénération de la classe politique pour faire la politique autrement

 

Outre Eric Houndété, d’autres jeunes leaders politiques s’illustrent positivement dans l’arène politique. La liste de la relève de qualité n’est pas exhaustive. Qu’il s’agisse de Judes Lodjou, de Joseph Djogbénou, de Clotaire Olihidé, d’Orden Alladatin, de Fred Houénou, de Victor Topanou, de Léhady Soglo, de Luc Atrokpo, de Daniel Edah, d’Oswald Homeky, etc, tous détiennent les potentialités, les compétences, les capacités et les valeurs nécessaires pour animer la vie politique nationale, à la manière de leurs aînés, peut-être plus encore.

C’est dire qu’en 2016, sinon qu’au lendemain de l’élection présidentielle de 2016, la classe politique béninoise connaîtra un renouvellement certain. Une nouvelle corde se tressera au bout de l’ancienne.

Au total, les jeunes leaders et acteurs politiques du moment, qu’ils aient l’intention de briguer la magistrature suprême ou non, doivent désormais cultiver les valeurs éthiques en politique et adopter des positions qui reflètent leurs convictions et leurs engagements. Ils doivent donner à l’évidence  l’exemple afin de rassurer la population qu’ils feront mieux que leurs aînés, c’est-à-dire, la politique autrement.

P. A

 

 

 

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