FIMUB 2015 : des voix s’élèvent pour dénoncer

Du 29 avril au 03 mai 2015, grâce à la tenue de la première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMUB),notre pays connaîtra une effervescence culturelle qui confirmera sans doute au reste de l’Afrique, sa place de passage obligé de la musique ouest africaine.Cependant, à quelques semaines seulement de la tenue de cet événement culturel majeur, des voix s’élèvent et non pas des moindres, pour dénoncer vertement ce que l’on qualifie déjà de 'drame culturel' en préparation.

Cir-Raoul HOUNGBEDJI

L’un des meilleurs moments en matière d’organisation d’événement culturel majeurau Bénin et peut-être en Afrique, vu la dimension internationale attribuée à la manifestation, est véritablement en souffrance ! Alors que les populations attendent d’être édifiées sur les tenants et aboutissants de la récente édition à polémique du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) à travers la publication d’un rapport général qui tarde à venir du fait d’un manque patent de moyens financiers, c’est un autre Festival, ditinternational de musique du Bénin (FIMUB), créé par le ministre de la Culture, Jean-Michel Abimbola, et qui sera donc financé par l’argent du contribuable, qui s’annonce à renforts médiatiques, sans tâcher pour autant, de faire l’unanimité au sein des professionnels de la musique béninoise.

 

Le FIMUB, un événement à polémique ?

A peine est-il annoncé que la toute première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMUB) est dénoncée par des professionnels du secteur. Si la grande majorité a choisi de ne pas crier haut et fort son mécontentement face au 'drame culturel' qui se prépare, il y en a un qui, lui, est connu pour son franc-parler. Marcel Padey, musicologue, artiste-musicien, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’y est pas allé du dos de la cuillère, pour dissuader le président de la République de céder à la nouvelle trouvaille du ministre Abimbola.'Si je sors de mon silence, dit-il, c’est que nous sommes à un point où il faut dire objectivement les choses, afin que demain, l’on ne dise pas où sont passées les têtes pensantes de la problématique culturelle du Bénin'. Si le musicologue dit se réjouir que notre pays accueille un événement de taille, qui valorise à l’international sa musique, et celle africaine, il est cependant convaincu que le temps échu à la préparation de cet événement majeur est insignifiant. Dès lors, voyant venir le dégât culturel et financier, le 'drame culturel', pour reprendre ses termes,il suggère dans une correspondance adressée récemment au premier des Béninois, derallonger l’exécution de ce projet d’un an au moins, de peur que sa tenue précipitée neplonge davantage en péril un secteur culturel de notre pays qui est depuis des lustres mal en point. En effet, selon le chronogramme du ministre de la Culture, qui a officiellement installé le comité chargé d’assurer l’organisation de cet événement, le 5 mars dernierseulement, le FIMUB aura lieu du 29 avril au 3 mai prochains. En clair, une précipitation à faire tomber des nues, et qui tranche avec sa volonté de réussir cet évènement de grande envergure.

 

Pourquoi cette précipitation ?

A voir de près, l’on est en droit de s’inquiéter.Peut-on installer le comité d’organiser d’un événement de cette poigne à un mois de sa tenue et espérer le réussir ?Surtout qu’aucune action concrète menée en amont n’ait été dévoilée ? Est-il possible d’organiser pareille manifestation sans rendre officiels, son budget, ni sa programmation, à quelques semaines de son ouverture ?Le festival bénéficie-t-il de l’appui du Fonds d’Aide à la Culture (FAC) ? Si oui, quelle est la part attribuée au FIMUB dans le désormais tri-milliard culturel qui attire beaucoup d’appétit dans le milieu culturel?Le ministre Abimbola tiendrait-ilà mette ce grand projet culturel coûte que coûte à son actif ?

Ce sont là autant d’interrogations qui pourraient tarauder un esprit éclairé et qui ont certainement faire dire à Marcel Padey, qu’'aucun investisseur sérieux, aucun producteur sérieux, aucun artiste sérieux, ne peut accepter de participer à un festival international qui s’organise dans un pareil délai'. Tout en plaidant pour lereport d’au moins d’un an de la tenue du FIMUB, l’artiste-musicien n’a pas manqué d’inviter le Dr Boni Yayi à consulter des experts internationaux, afin d’être suffisamment édifié sur la question.

 

Savoir raison garder

Jean-Michel Abimbola, doit savoir raison garder, afin éviter de prêter le flanc à des critiques d’après événement. Car, si 'le FIMUB est un grand rendez-vous d’échanges au cours duquel plusieurs artistes nationaux et internationaux presteront devant un public composé majoritairement de professionnels des arts et de la culture, afin de positionner notre pays sur une plate-forme du patrimoine culturel musical africain et mondial' comme il l’a si bien souhaité, il serait profitable qu’il prenne tout le temps nécessaire pour sa préparation, afin d’avoir des résultats optimales et profitables à tous. Les cas du Marché des arts et du spectacle africain (MASA) en Côte d’Ivoire, ou encore du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (FESPACO) au Burkina Faso, que les organisateurs mettent des années à fignoler doivent servir d’exemples.

 

 

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