(Par Roger Gbégnonvi)

 

            Sauf coup de théâtre de dernier tripatouillage dans les officines du diable pour fourguer à l’Assemblée 50 députésdu genre mafia sicilienne, la messe est dite. Les Béninois viennent de s’offrir le genre de Parlement qu’ils aiment, un parlement à géométrie variable, uni en sa majorité plurielle par le seul refus de la révision opportuniste de la Constitution. Les 83 députés devront se trouver à présent des raisonspositives de siéger ensemble pour voter des lois qui guérissent notre pays meurtri par dix ans de traitrise au sommet de l’Etat.

            La messe est dite ? Pas sûr ! Avec ce Président poussant le peuple à la guerre civile, avec ce Président traitant de vendus et de bandits les représentants du peuple qu’il ne veut plus voir en image, avec ce Président couvrant de mépris ses électeurs du haut de l’hélicoptère à lui prêté par eux, avec ce Président dressant Himalaya entre ses paroles et ses actes, avec ce Président…(bien vouloir continuer), le pire est toujours à redouter. Et qu’on n’aille pas croire qu’il a renoncé à son projet de guerre civile. Dans une chronique récente, on a révélé ‘‘un plan sordide’’ que lui et ses conjurés ourdiraient afin d’effacer deux députés de la nouvelle Assemblée, pour lesquels il n’a que haine. Révolté, le peuple prendla rue, des gens payés se mêlentaux foules etsèmentla chienlit, des balles étranges déchirent la cité, les flammes la dévorent. Debout sur son balcon et suçant une tasse depetit lait, le Président contemple, réjoui, le spectacle de la cité mise à feu et à sang par ses gens. Néron le fit. Pourquoi pas lui ? Quand on sait où se terre BokoHaram avant de ressurgir pour tuer, quand on sait quelle besogne Le Prince peut lui confier pour qu’il ne s’ennuie pas trop pendant qu’il attend, on sait aussi que Constantin Amoussou a eu raison de donner l’alerte pour la veille citoyenne et républicaine ininterrompue : vigilance et résistance en permanence.

            Avec 11 mois d’avance, le Président a convoqué le corps électoral pour l’élection présidentielle. Ô zèle ! Ô prévenance ! Méfiancecependant car, Méphistophélès, ce personnage si peu aimable, jouit de l’amitiédu Président. Heureux d’entrevoir la fin de sonmalheur, le peuple, transporté en esprit au 28 février 2016, n’est plus présent aux actualités. Les affidés du Président profitent de ce relâchement de la vigilance pour vider les caisses de l’Etat, déplumer les ministères, désosser les véhicules de fonction. Pas un mandat de plus ! Vraiment ? Alors le Président s’active pour que le Parlement vote en sa faveur, avant la fin de son dernier mandat, une loi d’amnistie générale. Ainsi ne sera-t-il plus jamais question des agresseurs de MoudjaïdouSoumanou et de Martin Assogba, des prétendus kidnappeurs et assassins de Pierre Urbain Dangnivo, des assassins de Bernadette SohoudjiAgbossou, des membres des Forces de l’Ordre qui ont abattu, en leur tirant dans le dos, cinq paysans d’Adja-Ouêrê, des membres de la Garde présidentielle qui ont abattu, à l’entrée de Ouidah, deux conducteurs de taxi-moto, deux heures après le passage du cortège présidentiel, etc., etc. Et ce n’est là qu’une liste non exhaustive des crimes de sang connus, étant entendu que les crimes économiques connus auront été presque quotidiens sous ce régime de traitrise qui nous a pris à la gorge et a eu sur le corps social les effets d’une meute de sangsues.

            Naïfs et quelque peu enfants de chœur, nous avons stigmatisé le non-sens de leur slogan ‘‘Après nous c’est nous !’’. Or ce qui précède renferme le vrai sens, le ‘‘bon sens’’ de ce slogan tout bêtement machiavélique : ‘‘Après nous doit se poursuivre et se poursuivra, sans désemparer, le régime d’impunité, de meurtre, de vol et de viol, que nous avons implanté pendant dix ans de crimes de sang et de crimes économiques. Que meure le pays après nous !’’. C’est contre cette mort du pays, concoctée par une cohorte luciférienne, que nous devons nous dresser maintenant, unis et forts : vigilan

 

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